Comment réduire l’empreinte carbone des infrastructures numériques ? Une solution proposée par le projet CARECloud
Pour limiter leur impact environnemental, les opérateurs de Fog computing se tournent vers les énergies renouvelables. Mais les batteries nécessaires pour garantir une disponibilité 24h/24 ont un coût carbone élevé. Dans le cadre du projet CARECloud, des chercheurs proposent une solution innovante : des services Fog conçus pour être intermittents, en phase avec la production d’énergie verte. Leurs travaux seront présentés à la 18ᵉ Conférence Internationale IEEE/ACM sur l’Informatique en Nuage (UCC 2025), qui se tiendra du 2 au 5 décembre 2025 à Nantes.
Dans leur article « Life-cycle carbon assessment of by-design intermittent Fog services fully powered by renewable energy sources », Matteo Chancerel (doctorant au CNRS) et Anne-Cécile Orgerie (Directrice de recherche au CNRS) modélisent une infrastructure Fog alimentée par des panneaux solaires, des éoliennes et des batteries, mais dont les nœuds sont éteints la nuit et peuvent être intermittents en journée.
Leur étude montre qu’en visant 95 % de disponibilité pendant les heures de travail (au lieu de 99 %), la taille de l’infrastructure énergétique est divisée par deux, réduisant ainsi son empreinte carbone. Cette approche favorise aussi le droit à la déconnexion, en limitant l’usage nocturne des services numériques.
Conclusion : Accepter une disponibilité réduite permet de concilier performance environnementale et bien-être des utilisateurs, tout en optimisant l’usage des énergies renouvelables.
